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Patrimoine local et sites naturels

LA CHAPELLE DE ST JEAN

chapelle st jean 1

La Chapelle St Jean ou St Jouan-des-Landes fut probablement érigée par les Chevaliers Hospitaliers de St-Jean de-Jérusalemen, qui avaient installé leur premier établissement charitable à Saint Malon-sur-Mel. Cet établissement fut auparavant un monastère crée par le Saint Maëlmon, évêque d’Aleth au VIIème siècle. Les Chevaliers du Temple encore appelés Templiers appartenaient à un ordre religieux fondé à Jérusalem en 1118 et défendant la foi et les chemins conduisant à la Palestine.

Après leur dissolution en 1312, les Chevaliers Hospitaliers prirent le relais dans l’assistance des pèlerins. En général, les lieux portant les noms d’Hôpital, de Temple, ou de St Jean appartenaient aux Chevaliers Hospitaliers.

Les Chevaliers de St-Jean-de-Jérusalem eurent quelques possessions en Saint-Malon-sur-Mel, notamment le manoir des Maisons neuves.

Les dîmes de Saint-Malon étaient partagées entre l’abbé de Montfort et le seigneur de la paroisse. En 1803, la paroisse de Saint Malon fut agrandie du territoire de Bléruais.

Début XIXème, la chapelle étant en ruine, les villageois souhaitèrent déplacer la statue de St Jean et l’entreposer en l’église, de Saint-Malon. Lors du transfert, le cheval refusa d’avancer. On fit venir sept autres chevaux mais en vain. Le cordonnier du village, Monsieur Gonier, interpréta l’incident comme le refus de Saint-Jean de se voir installé dans l’église Saint-Malon. Celui-ci transporta alors la statue sur ses épaules et l’emmena chez lui dans l’attente de la reconstruction de l’église.

La Chapelle fut reconstruite sur l’ancienne une première fois en 1887 puis plus récemment sa toiture a été refaite suite à un incendie ayant eu lieu en 1971. Au XIXème siècle, elle recevait de nombreux pèlerins autour de sa fontaine tous les 24 Juin.

A 300 m environ de la chapelle, vous pouvez trouver la fontaine St Jean. En 1976, lors de la période de sécheresse, les villageois se rendaient en procession de la chapelle jusqu’à la fontaine pour demander de la pluie.

Trois pèlerinages se déroulaient en la chapelle St Jean :

      • un dimanche de mai. On emmenait là les enfants chétifs que l’on aspergeait d’eau de la fontaine St Jean afin qu’ils se développent au mieux par la suite.
      • à la St Jean,
      • et enfin, le jeudi après la St Jean. Tous les prêtres des environs venaient dire une messe basse toutes les demi-heures, et ce, de 6 à 11 heures, la dernière messe étant effectuée par le prêtre de Saint-Malon-sur-Mel. Les conscrits pouvaient chanter après le pèlerinage à la chapelle St Jean d’où l’expression Chapelle de St Jouan, retour en chantant.

CARRIERE DE LA MARETTE

Sur ce site, une carrière d’un intérêt géologique international, un étang et un camping se côtoient.

La carrière de la Marette est en effet d’un intérêt géologique international puisqu’elle a suscité la venue de géologues japonais. Sa caractéristique tient aux deux couches de schiste d’âge différent. Le schiste vert datant de l’ère primaire est recouvert par du schiste rouge datant lui de l’ère tertiaire. On y trouve également du poudingue. Plus précisément, quand on observe les roches de la carrière de la base vers le sommet, on observe :

- deux ou trois couches d’une roche rouge contenant des galets (poudingue)
- une succession de bancs constitués d’une roche rouge relativement résistante et identique aux roches que l’on trouve dans le sous-sol de la forêt de Paimpont (grès rouge). Ces poudingues et grès rouges sont disposés en bancs ; ils reposent sur la tranche des schistes verts visibles à l’est.

On connaît des roches identiques à celles de la partie Est un peu partout en Bretagne. On a retrouvé, conservé dans les schistes, des algues microscopiques qui montrent que ces schistes verdâtres sont d’anciennes vases marines consolidées avec d’anciens sables et galets. Ces roches, les plus anciennes, ont entre 650 et 550 millions d’années avant notre époque. Cette période est appelée briovérienne en Bretagne. Les schistes verts sont verticaux à cause de l’émergence d’une chaîne de montagne qui a amené le retrait de la mer et le plissement des sables et vases occupant les fonds marins.

Dans les poudingues et les grès rouges, on n’a retrouvé aucune trace de vie exceptés des pistes et tubes ressemblant aux terriers de vers de nos plages actuelles. Ces roches dateraient du début de l’ordovicien c’est à dire 500 à 480 millions d’années. La couleur rouge vient de la présence d’un pigment d’oxydes de fer au niveau des grains de sable qui s’est développé sous l’action d’un climat de type désertique. Leur orientation verticale proviendrait d’une remontée du niveau marin suffisante au niveau des zones basses des anciennes montagnes briovériennes.

La carrière de la Marette permet donc de reconstituer l’histoire de la Bretagne :

    • 680 à 580 millions d’années avant l’actuel : la Bretagne est recouverte par la mer,
    • 580 à 550 millions d’années avant l’actuel : les plissements de l’écorce terrestre font apparaître en Bretagne une chaîne de montagnes,
    • 550 à 500 millions d’années avant l’actuel : la chaîne de montagne est peu à peu détruite et la Bretagne devient une région à relief mou,
    • 500 à 350 millions d’années avant l’actuel : la Bretagne est à nouveau recouverte par la mer,
    • 350 à 280 millions d’années avant l’actuel : une nouvelle chaîne de montagnes jaillit en Bretagne,
    • Ensuite, et même si la carrière de la Marette ne permet pas de le déceler, la Bretagne ne sera pas envahie par la mer avant plus de 200 millions d’années.

En contrebas de la carrière, un étang alimenté par les eaux de la forêt de Brocéliande ainsi que par la fontaine de Jouvence a été aménagé en 1976. Si aujourd’hui on peut y pêcher, au temps des druides, l’on baptisait les enfants à la fontaine, située au dessus de l’étang sur la commune de Paimpont, une seule fois dans l’année le jour du solstice d’été entre le coucher de la lune et le lever du soleil. De grands feux (à l’origine de la fête de la St Jean) étaient allumés à proximité des fontaines dans lesquelles les enfants étaient baignés. Comme le temps était réduit, certains nouveaux nés pouvaient n’être enregistrés que l’année suivante ; ce qui, au fil du temps, faussait l’âge des enfants d’où le nom de la fontaine de Jouvence. Selon une autre interprétation, venir, pieds nus et à jeun, 7 jours de suite entre le coucher de la lune et le lever du soleil, boire de l’eau de cette fontaine permettrait de retrouver une nouvelle jeunesse.

LES MEGALITHES

Saint Malon-sur-Mel est dotée d’un menhir, « le menhir de la Roche Trébulente », ou autrement appelé« le menhir de la Ville Guichais ». Il se situe à l’Est de la commune sur la route de Concoret. Celui-ci en forme de siège aurait des vertus de guérison.

LA GROTTE DE NOTRE DAME DE LOURDES

A la seconde Guerre Mondiale, les Allemands avaient installé dans les combles du presbytère un mirador d’observation afin de défendre le camp d’aviation de Point clos (situé près de Gaël). Marcel Dehoux, pasteur, fit voeu de construire un monument à Notre Dame de Lourdes si les bombes épargnaient la paroisse. Ce qui fut le cas ; ainsi, fut érigée par des bénévoles. On peut préciser que certains blocs, pesant jusqu’à 1 500 kg et ayant permis la construction de la grotte, proviennent de la carrière de la Marette.

Jusqu’à la fin des années 60, un pèlerinage jusqu’à la grotte avait lieu au mois de septembre. Chaque famille participait à la décoration des rues du bourg à l’aide de poteaux en bois blanc et bleu ciel ornementés de fleurs et de rubans.



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